Programme d’échange entre l’ISCAM et Grenoble Ecole de Management (GEM) France

 
Choisir la France, Madagascar
Tsiory, Madagascar

Je m’appelle Tsiory et j’ai 24 ans.

J’ai étudié pendant plusieurs années à Madagascar à l’Institut de la Communication, des Affaires et du Management (ISCAM).

J’ai participé à un programme d’échange entre l’ISCAM et Grenoble Ecole de Management (GEM) France. J’ai passé le premier semestre de mon année académique Master première année à l’ISCAM et j’ai fait le deuxième semestre à GEM. Je suis la filière Commerce Internationale à Madagascar et j’étais admise en deuxième année de spécialisation en France. Je n’ai pas obtenu le diplôme de GEM, j’étais dans cette école seulement en tant qu’étudiante en échange comme beaucoup d’autres étudiants venant des autres pays comme l’Irlande, le Canada, l’Allemagne,….

J’ai choisi la France parce que l’école partenaire de mon école se trouve en France. De plus, étant francophone, l’intégration était plus facile pour moi en France que dans un autre pays. Cet établissement m’a été conseillé car c’est l’une des meilleures écoles de commerce en France. Effectivement c’est une très bonne école. J’ai particulièrement apprécié l’infrastructure, l’organisation, la qualité de l’enseignement et le fait que l’école est très sensible au respect de la nature et de l’environnement, au développement durable, un sujet qui m’intéresse beaucoup. Je n’avais plus à choisir de filière, j’ai seulement poursuivi le Commerce International, ce que j’ai déjà commencé à l’ISCAM.

J’ai été hébergée par une famille malgache, une grande amie à la sœur de mon père vivant à Grenoble. J’avais un abonnement mensuel pour le transport en commun à Grenoble. Je vivais à 45min de l’école. J’avais le choix entre le tram et le bus mais souvent je prenais le bus car c’était plus rapide que le tram. Autant que possible je rentrais à midi pour ne pas faire de dépenses futiles. De plus, mon emploi du temps me permettait de rentrer étant donné que nous avions rarement cours toute la journée. J’avais accès à la bibliothèque de l’école comme tous les autres étudiants. Ce qui était bien, c’est que je me sentais moins seule avec les nombreux étudiants étrangers qui fréquentaient cette école. Je ne suis pas très sportive et je ne pratiquais pas de sport à Grenoble. Mon séjour en France se déroulait en hiver, de ce fait, les sports pratiqués étaient des sports d’hiver. Par contre j’ai quand même fait de la luge et du ski de fond avec des amies malgaches que j’ai rencontrées au sein de  la communauté malgache. Je me suis également fait des amis dans cette communauté et à l’école. J’ai été invitée à quelques soirées. J’ai également postulé pour quelques restaurants pour pouvoir voyager un peu et découvrir le pays mais certainement à cause de mon séjour qui n’a duré que quatre mois et demi, les entreprises n’étaient  pas vraiment intéressées pour m’embaucher.

Ce séjour en France m’a beaucoup apportée. Notamment pour l’ouverture d’esprit, la découverte d’une nouvelle culture. J’ai également fait des rencontres intéressantes. Il m’a permis d’avoir une nouvelle vision des choses, celle de vouloir et d’être convaincue de pouvoir faire quelque chose pour développer mon pays, cela a développé en moi un sentiment de patriotisme. Les quelques mois passés à Grenoble Ecole de Management m’ont appris à travailler autrement, m’ont  permis de faire une auto évaluation et une comparaison par rapport aux étudiants des grandes écoles en France.

Si l’on a les moyens, c’est mieux de sortir un peu du pays et de voir ce qui se passe ailleurs. C’est toujours plus intéressant de découvrir de ses propres yeux. Par contre, il faut se préparer au choc culturel, aux éventuelles difficultés comme le fait d’être plus autonome et indépendant. Les gens sont plus individualistes en France qu’à Madagascar, ce qui est un peu difficile pour certains, il faut s’y préparer psychologiquement dès le départ. Il ne faut pas non plus se laisser distraire, surtout par les « jobs étudiants » : beaucoup d’étudiants étrangers ne finissent pas leurs études en France à cause des problèmes financiers. C’est pour cela qu’il faut avoir des ressources sûres avant d’y aller car la vie y est très chère.